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[nourrir] [trade] DIFUAYAME ZIMI repond à Henri CLAVIER


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  • Subject: [nourrir] [trade] DIFUAYAME ZIMI repond à Henri CLAVIER
  • Date: Mon, 28 Apr 2008 09:48:06 +0200


Titre ***Réponse à Henri CLAVIER : La hausse des prix agricoles, une 
véritable chance pour les agricultures familiales mais aussi un risque sans 
des mesures de soutien adéquates***


°°° DIFUAYAME ZIMI se présente et répond à la contribution de Henri CLAVIER. 
Selon DIFUAYAME ZIMI, la hausse des prix agricoles n'est pas une chance pour 
les agricultures familiales. Il illustre sa position avec le cas de son père 
agriculteur en République démocratique du Congo qui a fait faillite malgré un 
contexte de hausse des prix. Il soutient l’idée qu’un paysan seul est très 
vulnérable, mais qu’il l’est moins en coopérative. °°°


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DIFUAYAME ZIMI se présente 
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DIFUAYAME ZIMI est fils de paysan, et fondateur de l’ONG GALERI (Groupe 
d'Appui à la Lutte contre l'Exode Rural et l'Immigration Informelle) en 
République démocratique du Congo.


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*Question 1* Quelles sont les opportunités et les risques pour les 
productions locales dans un contexte caractérisé par les marchés mondiaux 
porteurs ?
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A monsieur Henry CLAVIER,

Bonjour,

La hausse de prix des produits agricoles n'est ni une chance, ni une faveur 
pour les agricultures familiales.
 
Au fait, vous avez l'opportunité de lire un fils d'un fermier.

Voici l'histoire de notre entreprise agricole "Campagne KINSENDE" : une 
expérience vécue: étude de cas. 

Mon père quitta très tôt la capitale KINSHASA et est descendu au village.

Là, il va exploiter des réfugiés angolais dans ses champs, qui ont fuit la 
guerre et qui se sont éparpillés à travers la province du Bas Congo.

Ainsi, mon père va occuper,conquérir des terres auprès de sa famille pour 
l'exploitation agricole.

Cela coïncide avec la crise en R.D.Congo où le prix de toutes les denrées 
alimentaires va augmenter à Kinshasa.

 Voici les cultures qu'on produisait en quantité suffisante:

Manioc, arachides, oignons, bananes, poivrons, haricots, élevage de moutons, 
porc, chèvres... Des véhicules plein jusqu'au delà.

Malgré que ces marchandises se vendaient très chères, notre papa avait 
toujours des difficultés financières face à sa famille nombreuse.

A savoir, mon père n'utilisait jamais des engrais chimique, ni l'énergie sauf 
pour le cas de culture d'oignons.
 
Ses travailleurs (journaliers) furent très mal payés.

Tous passaient la nuit dans des bicoques en pailles et dormaient sur des 
grabats donc pauvres et misérables.

Aujourd'hui, papa est devenu lui-même pauvre et misérable.

D'où, je veux vite comprendre un fait; un agriculteur paysan est vulnérable 
si il travaille seul;

Après l'université, je quitte le village pour me former; et je crée une ONGD 
Groupe d'Appui à la Lutte contre l'Exode Rural et l'Immigration Informelle 
(GALERI/ONGD);

De là, à ce jour, nous sommes en train de réfléchir sur une entreprise 
coopérative comme en 1954 ; un paysan seul est très vulnérable; mais quand il 
travaille en coopérative où il est producteur, vendeur, acheteur et 
propriétaire: on peut parler d'une sécurité sociale: Du business inclusif.

Merci.


DIFUAYAME ZIMI

 
Cadre de développement;

Praticien en étude d'impact environnementale;

Enseignant;

Chercheur en TICE;

Coordonnateur de GALERI/ONGD


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