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[nourrir] [gouv]que fait-on des moyens dont on dispose ?


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  • From: Jean - Basile NZIAKO < >
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  • Subject: [nourrir] [gouv]que fait-on des moyens dont on dispose ?
  • Date: Wed, 28 May 2008 14:25:51 +0200

Titre ** Que fait-on des budgets colossaux des ministères en charge de 
l’agriculture ? Quels sont les moyens dont disposent nos ingénieurs agronomes 
dans l’accomplissement de leurs missions ?**

°°°Jean - Basile NZIAKO, chargé d'étude et des projets dans une institution 
de microfinance camerounaise se présente et répond à la question 6. Selon 
lui, les émeutes de la faim dans les grandes villes africaines ne sont que la 
forme active de la crise alimentaire qui sévit dans les zones rurales 
africaines depuis plusieurs décennies. Elles sont étroitement liées aux 
politiques agricoles des Etats africains qui n’arrivent toujours pas à 
libérer leurs peuples de la spirale de la famine. Que fait-on des budgets 
colossaux des ministères en charge de l’agriculture ? Quels sont les moyens 
dont disposent nos ingénieurs agronomes dans l’accomplissement de leurs 
missions ? Pourquoi ne met- on pas en valeur les vastes surfaces exploitables 
?°°°

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Jean - Basile NZIAKO se présente
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Plutôt diplômé en sciences sociales et en gestion des ressources humaines, je 
suis chargé d'étude et des projets dans une institution de micro-finance 
camerounaise spécialisée dans le financement agricole. Par ailleurs, je suis 
le promoteur d'une organisation paysanne très active dans la production des 
céréales. 

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Question 6 : Quelle régulation internationale pour concilier les intérêts des 
agriculteurs du monde ?
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La crise alimentaire mondiale vient une fois de plus montrer combien la 
population mondiale et en l’occurrence celle des pays du Sud reste très 
vulnérable à la moindre modification du contexte des affaires. Je désigne ici 
la hausse du prix de pétrole qui impacte négativement la stabilité des prix 
des denrées alimentaires. Bien que la question alimente le débat au plan 
international, les principales victimes sont les populations des pays du sud 
et il est essentiel d’y apporter des solutions tout à fait africaines. 

Cesser de transformer les récoltes en biocarburant n’est pas à mon sens une 
solution durable à cette question. La démarche contraire n’est également pas 
une solution. Les manifestations contre la vie chère dans les grandes villes 
africaines ne sont que la forme active de la crise alimentaire qui sévit dans 
les zones rurales africaines depuis plusieurs décennies. Elles sont 
étroitement liées aux politiques agricoles des Etats africains qui n’arrivent 
toujours pas à libérer leurs peuples de la spirale de la famine. On pourrait 
même dire que les politiques se complaisent à maintenir leurs populations 
dans cette situation afin d’en tirer un quelconque avantage.

Sinon à quand l’application effective des politiques agricoles visant à 
assurer la souveraineté alimentaire ? Les capacités ne manquent pas vraiment.

Que fait-on des budgets colossaux des ministères en charge de l’agriculture ?
Quels sont les moyens que disposent nos ingénieurs agronomes dans 
l’accomplissement de leurs missions ? Pourquoi ne met- on pas en valeur les 
vastes surfaces exploitables ?



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