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[nourrir] [op]Quatre hypotheses soumises au debat


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  • Subject: [nourrir] [op]Quatre hypotheses soumises au debat
  • Date: Fri, 30 May 2008 17:13:10 +0200


Titre **Quatre hypothèses soumises au débat : quels rôles de quelle  OP pour 
quelle régulation ?**

°°° Jean-Claude DEVEZE se présente et répond à la question 5. Il souligne 
tout d’abord la multiplicité des points à traiter en réponse à la question, 
étant donné que celle-ci dépend des marchés considérés, des modes de 
régulation et des types d’OP. Il émet ensuite quatre hypothèses qu’il 
souhaite soumettre au débat pour les approfondir ou les modifier. 1. quelles 
alliances peuvent aider les faîtières d'OP type ROPPA ou APROCA à atteindre 
des résultats concrets ? 2. les OP filière au niveau national sont dans des 
situations très diverses. 3. Les OP de base ne rendent pas encore les 
services attendus par leurs adhérents en ce qui concerne les marchés (de 
l’information à la commercialisation) 4. Il manque un climat de confiance 
basé sur des prix suffisants et stables pour inciter les producteurs à 
produire plus et mieux sur le long terme.°°°

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Présentation
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Jean-Claude DEVEZE est agronome, il est secrétaire général d'Inter-réseaux 
Développement rural (www.inter-reseaux.org)

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Quels rôles des OP pour la régulation des marchés?
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Si on prend les marchés agricoles africains, il me semble d'abord important 
de distinguer de quels marchés on parle, ceux à haute valeur ajoutée destinée 
à l'exportation sur lesquels on trouve aussi beaucoup d'agro-entreprises 
(type fruits, légumes, fleurs), ceux des produits tropicaux de base (type 
café, caco, caoutchouc, oléagineux, coton), ceux destinés à l'alimentation 
des populations.

Ensuite il peut exister plusieurs types de régulation, au sein d'une filière, 
au niveau du marché local en fonction des stratégies des acteurs, au niveau 
national ou régional (droits de douane, règles et normes, investissements 
pour le stockage et le transport...), au niveau international.
Enfin il existe plusieurs types d'OP.

Il est donc très difficile de répondre à la question vu la multiplicité des 
points à traiter selon qu'on privilégie tel ou tel aspect.

En tant que observateur extérieur, je ne peux que mettre en débat les 
quelques points suivants qui ne sont que des hypothèses à approfondir ou à 
modifier:
1. les faîtières d'OP type ROPPA ou APROCA arrivent de mieux en mieux à se 
faire entendre au niveau international, mais sans encore beaucoup de 
résultats concrets (par exemple sur la suppression des subventions à 
l'exportation du coton); quelles alliances peuvent les aider (avec des hommes 
politiques, des experts, des ONG, d'autres OP du monde entier...)?
2.les OP filière au niveau national sont dans des situations très diverses 
selon leur rapports avec l'Etat, selon leur poids économique et financier 
(dans l'ensemble encore faible), selon la valeur de leurs leaders et 
l'engagement de leurs membres, selon les avancées institutionnelles (type 
création d'une interprofession reconnue de tous), selon le type de filière et 
les marchés visés (OP plus fortes pour le coton et l'ananas du fait de la 
nécessité de se confronter au marché international que pour les céréales et 
les tubercules);
3.il reste un énorme travail à faire pour  que les OP de base, en lien avec 
des OP faitières et des organismes de service, arrivent à rendre les services 
 attendus à leur adhérents,  en matière d'information sur les marchés, de 
mécanismes de régulation (warrant, stockage, assurances et mécanismes par 
rapport aux variations de prix), de mise en marché et transformation, etc.;
4.des progrès sont accomplis en matière de contractualisation, d'organisation 
des marchés et des filières, de négociation, mais les OP restent fragiles et 
leur environnement économique trop insécurisé; ce qui est important c'est de 
créer un climat de confiance à partir de prix suffisants pour que les 
producteurs aient envie de produire plus et mieux et surtout stables pour 
qu'il soit possible de construire dans la durée.

JC DEVEZE


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